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mercredi 3 février 2016

Des livres à méditer


« La nuit de feu » / Eric-Emmanuel Schmitt


"Un récit poignant de l’expérience faite par l’auteur de l’existence de Dieu qui se révèle à lui au cœur du désert de l’Atlas. Expérience qui nous plonge dans le grand mystère de la révélation toujours imprévue de Dieu répondant au désir de celui qui le cherche." 

C'est ainsi que Ghislaine nous livre sa pensée sur cet ouvrage extraordinaire. Le style en est éblouissant  : nous vivons le désert, nous en sentons les cristaux de sable, la chaleur et le froid; nous touchons du doigt l'infini . On comprend pourquoi Jésus fut tenté au désert, et pourquoi il faut cette traversée pour mieux vivre en Carême. Il s'agit d'une expérience mystique qui a bouleversé la vie de l'auteur, et qui bien évidemment n'arrive pas tous les jours ni à tous !

 Voici un passage de la critique parue dans La Croix

 Égaré dans le Sahara, après avoir escaladé le mont Tahat, il perd de vue ses compagnons. La nuit tombe. C’est seul, exilé et sans recours qu’il vit le «pic de (son) existence». 
Surprenant récit de ce qu’il nomme à plusieurs reprises «une extase mystique». De cette expérience par nature indicible, la rencontre d’une créature avec son Créateur, Éric-Emmanuel Schmitt tire deux chapitres saisissants. Et les mots utilisés pour dépeindre cette « nuit de feu » ne sont pas ceux de Pascal ou de sainte Thérèse d’Avila, mais bien ceux d’un homme ancré dans l’époque contemporaine.
À son réveil, après avoir finalement retrouvé le reste de la troupe, à qui il ne dira rien de sa «merveilleuse visite» nocturne, sa première prière sera celle de Charles de Foucauld. Griffonnés dans un carnet pour les besoins du film qu’il prépare alors, les mots surgissent : «Mon père, Je m’abandonne à toi,/Fais de moi ce qu’il te plaira.»



Dix idées bizarres sur la vie religieuse / Marie-Laure Durand


"Beaucoup de plaisir à lire ce petit livre rempli d’observations et de réflexions pertinentes sur la vie religieuse aujourd’hui.  La connaissance qu’a l’auteur du milieu religieux lui permet d’aborder tous les sujets en toute liberté, nous faisant partager avec humour et amitié les questions qu’elle se pose et envoie au monde contemporain." nous dit encore Ghislaine qui a bien apprécié ce petit ouvrage vite lu mais bien dosé!
Avec Marie-Laure Durand (dont nous avons fait connaissance lors de Forums à Paris de la CND), on est sûr d'aborder un texte décapant et de sortir des sentiers battus! Prenons deux exemples de mini chapitres : A quoi sert la vie religieuse? L'auteur nous y apprend que les religieuses sont considérées comme tout le temps super occupées et actives et n'ayant le droit de s'arrêter que pour faire autre chose ! Eh bien non, nous dit-elle, elles ont le droit et le devoir de prendre des vacances pour elles !!! ou bien Le religieux du futur? Il est déjà là nous dit Marie-Laure Durand, avec ses épices dans le placard, ses chants venus d'ailleurs, son envie de ne pas être traité en " petite soeur" ou "petit frère"...
Bref... vous allez vous régaler !

Notice de l'éditeur

En guise de contribution à l'Année de la Vie consacrée décrétée par le pape François, ce livre recèle dix textes courts portant autant d'interrogations sur la rencontre entre la vie religieuse et le monde moderne : recomposition du sentiment religieux, traduction de la quête spirituelle, famille recomposée, besoin de reconnaissance, etc...


2 commentaires:

  1. Ce serait sympa de recevoir un commentaire!

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  2. « 10 idées bizarres sur la vie religieuse » :
    C’est une lecture courte et digeste dans une « écriture nette ».
    Mon attention a été plutôt retenue par les chapitres qui traitent de la question « générations Y » et « les émotions ».
    Par contre le chapitre « penser la pluralité » est une partie philosophique difficile à comprendre car trop synthétique pour une question si dense, si complexe et qui touche profondément le rapport de l’individu à soi, à l’autre/aux autres (le moi, le tu, le nous, le nous autres). Ce sujet, à mon avis, nécessite plus de développement pour permettre d’appréhender plus facilement l’analyse même si on n’a pas lu Emmanuel Mounier. Je suis restée sur ma faim (...). Mais ML Durand termine ce chapitre avec beaucoup de finesse et lucidité (page 62-63).
    L’auteure a osé et je l’admire car ce n’est pas évident de donner un point de vue personnel concernant un système humain (ici, la vie religieuse) qui s’est construit et existe depuis mathusalem, qui traverse les siècles en accompagnant les générations en tandem présentiel et qui essaie de s’adapter le plus lucidement possible à la mouvance de la société en gardant un cap.
    Ce livre est très intéressant.
    A lire (je peux le passer à qui le souhaite!).
    Ullah B.

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